C'est vous qui le dites ! Norvège

Traversée du Setesdal en Norvège

En avril 2011, au terme d’une traversée de l’Hardangervidda, c’est presque tout naturellement que l’idée de prolonger l’itinéraire s’est imposée.

 

De terminus lors du premier « épisode », Haukeliseter, s’est transformé en point de départ pour cette deuxième itinérance à travers la région voisine, en l’occurrence celle du Setesdal. Ce trek a été effectué du 27/04/15 au 04/05/15.

 

Trek-au-Setesdal

 

Avec le titre de massif le plus au sud de Norvège, le Setesdal est également un territoire très sauvage à l’identité bien marquée. S’y côtoient configurations presque pré-alpines et ambiances de moyenne montagne, d’innombrables lacs et rivières, une multitude de sommets arrondis, dénudés et des vallées larges ou encaissées parsemées d’emblématiques bouleaux. Cet ensemble est rendu encore plus attrayant par sa réputation de territoire assez peu fréquenté.

 

Entre-pré-alpes-et-moyenne-montagne    Entre-pré-alpes-et-moyenne-montagne-

 

L’option retenue pour cette traversée a été un axe nord-sud au départ d’Haukeliseter avec Ljosland comme destination finale. L’ensemble de l’itinéraire est couvert par 4 cartes Nordeca-Turkart 1:50 000, à savoir les cartes Setesdal Vesthei nord, Setesdal Vesthei sud, Hovden nord, Hovden Sud.

Les étapes ont été conditionnées par la localisation des refuges. Leur longueur a donc varié du simple au double (de 20 à 40 km) avec des dénivelés positifs journaliers allant de 400 à plus de 900 mètres.

 

Itinéraire-de-la-traversée

 

Nos formules habituelles pour randonner sont restées les mêmes : projet réalisé en couple et accessoirement… sur des skis de randonnée nordique, avec une pulka et en autonomie alimentaire.

Même si à cette période de l’année les grands frimas et les fortes chutes de neige ne sont plus en théorie d’actualité, il n’en reste pas moins que le Setesdal nous a gratifié d’une certaine amplitude quant aux conditions météo : de – 8° à + de 20 °C, de ciel à la couleur bleu azur en passant par une visibilité réduite à 4 mètres ou encore un soleil un peu trop radieux dont il faut se prémunir en allant jusqu’à des bourrasques de neige qui tombent « à l’horizontale ».

 

Refuge-Sedestal        Sedestal-fortes-chutes-de-neige

 

Ce qui fut par contre constant durant cette traversée c’est l’immersion quotidienne dans un univers sauvage et l’absence quasi totale de nos contemporains puisque nous avons croisé seulement 2 randonneurs à skis. Sur 7 nuits, nous en avons passé 6 dans des refuges déserts. Avec cette très faible fréquentation combinée au confort et à l’atmosphère des refuges norvégiens, il est facile d’imaginer la succession de moments paisibles, hors du temps et authentiques qu’il est possible d’y vivre. Les êtres vivants rencontrés le plus souvent furent au final des lagopèdes et quelques rennes.

 

Immersion-sauvage

Lagopèdes-rencontrés-en-chemin

 

Les quantités de neige accumulées durant cet hiver (gargantuesques par endroits avec des refuges ensevelis jusqu’au faitage), nous ont assuré une progression avec pulka aisée. Les franchissements de rivières et les traversées de lacs furent quelque peu hésitants uniquement la dernière journée, une fois passé sous la barre des 600 mètres d’altitude.

 

Progression-en-pulka

Wilderness-scandinave

 

C’est sur le dernier kilomètre de cette traversée, seule portion totalement dépourvue de neige, qu’il fut nécessaire d’équiper la pulka de ses roues ; rien à redire donc pour une destination méridionale et pourtant bien avancée dans la saison !

 

Terres-du-Sedestal-enneigées

 

4 commentaires

Stef

Merci Pierre. Effectivement ce sont des territoires à découvrir. Ils ne sont pas si loin de nos régions et c’est pourtant une autre planète.

Réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *