C'est vous qui le dites ! Nouvelle-Zélande

L’épopée enchantée du Blue Lake : une histoire d’amitié

J’ai 23 ans et on me connaît aussi sous le nom de Girltrotter. En septembre 2015 j’ai décollé pour la Nouvelle-Zélande où j’ai passé près d’un an à voyager. J’y ai perfectionné mon anglais, rencontré la générosité, découvert de splendides paysages et particulièrement affectionné la randonnée et les grands espaces.

 

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Vous le savez, on ne change pas une équipe qui gagne. C’est donc avec mes irréprochables compères que nous nous embarquions dans une grande randonnée pour atteindre le Blue Lake ; pour y découvrir l’eau douce la plus claire au monde, à 1 190 mètres d’altitude. Nous y emmenions également un autre ami, car « plus on est de fous, plus on rit » !

À la recherche d’aventure et par envie de randonner pour de bon, nous nous décidions à partir en quête de ce fameux Blue Lake, braves et sans peur… sous la pluie !

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Et, c’est seulement après deux jours et demi d’ascension; fendant des champs d’herbes sauvages,

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nous marrant comme des baleines,

 

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parcourant les plaines aux allures de savane,

 

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traversant des sous-bois recouverts de mousse au vert tendre,

 

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surpassant les limites de la bêtise,

 

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escaladant les rochers,

 

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râlant (un peu),

 

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que nous parvenions finalement, à l’issu d’une dernière ascension au royaume des racines, au cœur du Parc National des Lacs de Nelson, au fameux Blue Lake.

 

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Les couleurs du lac selon le point de vue étaient absolument invraisemblables. C’était un régal pour les yeux d’être là à cet instant et un régal pour le cœur d’être ici avec mes amis : ceux-là qui vous encouragent à grimper et vous acclament à l’arrivée, ceux-là même qui vous pansent les petits bobos de rando’. C’était si bon de se serrer les coudes.

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Mais… ce n’était que le début de cette aventure car une fois le Blue Lake acquis, nos cœurs conquis, il restait encore à parcourir le chemin inverse, semé des mêmes embûches… Et je ne croyais pas si bien dire alors.

Tandis qu’avec mes petites enjambés j’essayais de suivre le rythme de mes amis, ils s’enfuyaient pour faire la course. Nous restions donc en arrière avec mon troisième loustic clopinant. Tout allait bien, nous nous rapprochions à chaque pas de la libération et du fromage, sagement resté dans la voiture à nous attendre, lorsqu’à la pause-déjeuner Alex avait disparu.
Croyant tour à tour à une mauvaise blague (le lascar étant en charge du pique-nique) et à une erreur de géolocalisation, nous repartions à trois inquiets en direction du parking. Trois heures de marche plus tard et les entrailles gargouillantes, nous parvenions au point d’arrivée, plus ou moins sur un pied pour trois. Alex n’était toujours pas là. Cette fois donc, l’inquiétude se fit plus forte et nous interrogions chaque randonneur de retour quant à savoir s’il avait croisé notre ami. Nous avons même tenté d’appeler les secours mais le réseau n’était pas disponible. Finalement sans ressource, nous décidions de redescendre au village en voiture.
C’est là que sur la route de gravier quasiment impraticable, nous avons vu réapparaître notre Alex, suant à grosse gouttes, si heureux de nous retrouver. Il faut bien avouer que nous avons lancé quelques coups de klaxon furieux et soulagés pour accueillir l’énergumène.

 

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L’histoire d’Alex ? Monsieur ayant cherché à arriver le premier au point de rendez-vous, avait raté un ou deux repères sur le chemin, tourné une petite demi-heure dans le coin et une fois décrété qu’il était bel et bien perdu, il s’était mis en tête de suivre la rivière. Ma foi qu’elle idée lumineuse quand on connaît la topographie des lieux. Le sacré copain avait traversé des champs de bouse, tapé à la porte de maisons vides et fait du stop jusqu’au village, récupéré par un chercheur d’or du coin. Oui… je sais, c’est incongru, c’est la spécificité même de ce garçon c’est de se fourrer dans des histoires rocambolesques. Mais voilà, il était bien revenu, exténué mais vivant.

C’est sur ces retrouvailles chaleureuses que notre aventure s’est clôturée… ou presque puisque nous avons décidé de fêter notre retour autour d’un bon repas au restaurant et d’y célébrer notre amitié.

La rando’ en chiffres

  • 5 jours
  • 80 barres de céréales
  • 16 paquets de noodles
  • 1 homme perdu
  • 4 paires de fesses au sol

J’espère que notre histoire vous aura plu. Vous pouvez me retrouver sur mon blog et sur la page facebook Girltrotter. N’oubliez pas de votez pour nous 😉

Aventureusement, Girltrotter

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