C'est vous qui le dites ! Iran

Ascension au Damavand : le géant iranien

Welcome in Iran

« Tu vas en Iran pour faire de la montagne ? Mais là-bas il n’y a que des déserts » me dit tout convaincu un neveu étudiant en troisième année de géographie à la fac… Un pays inconnu pour la plupart des occidentaux ; certains l’imaginent même obscurantiste et médiéval habité d’ignorants et de fanatiques belliqueux… « l’axe du mal » des délires de Trump !

« Welcome in Iran » est la phrase la plus entendue par un occidental curieux qui voyage tout seul, tel est mon cas, accompagnée d’un grand sourire. Et pour mon neveu le géographe : oui, l’Iran est un pays bien montagneux et mon objectif est le Damavand, un grand volcan culminant à 5610m appartenant à la chaîne de l’Alborz, tout près de la capitale. Techniquement, une montagne à la portée de tout randonneur habitué à la haute montagne dont les principales difficultés sont l’altitude, le froid et la météo capricieuse…

 

Téhéran est une ville dynamique et moderne où les rares étrangers qui se promènent sont salués partout et accueillis chaleureusement par des inconnus sympathiques, cultivés et polyglottes. La gentillesse est la norme générale. Sous le regard grave des énormes ayatollahs et autres martyrs de la guerre avec l’Irak qui décorent les façades des bâtiments, l’on peut pratiquer le sport à risque consistant à traverser les rues. Le trafic est à première (et dernière) vue chaotique et dangereux mais il contient une logique mystérieuse qui évite les embouteillages et accrochages.

 

Des bazars, des palais raffinés, des musées où s’exposent des chefs d’œuvre de l’art persan ou de l’art contemporain, des bâtiments avec de grands et avant-gardistes graffitis street-art… la culture est omniprésente. Mais un montagnard pyrénéen (moi !) sera fasciné par le flambant magasin Samsung ultramoderne à six étages où une multitude de jeunes (ou non) consommateurs essayent d’oublier l’embargo de fer des États Unis qui pèse sur son économie…

 

L’ambiance est en même temps quotidienne et dépaysante et en général l’on perçoit un bon niveau de vie. Les hommes (excepté les imams) sont habillés comme en Europe ; les femmes les plus religieuses s’habillent en noir et couvrent entièrement leurs cheveux, les moins religieuses uniquement la partie la plus arrière possible de la tête avec de beaux foulards colorés, et les jeunes jouent à « tombe-foulard » tout le temps. A midi, quand il fait beau, les hommes et les femmes qui travaillent dans les bureaux et les commerces aiment bien pique-niquer sur les jardins pour profiter du soleil. Les vendredis, jours fériés, les parcs publics sont remplis des familles qui bavardent, jouent, font des barbecues, se reposent sur l’herbe… Les amoureux sont assis sur les bancs, parlent et se regardent tendrement sans pouvoir se toucher… En général les jeunes s’ennuient à cause d’une morale oppressive et ils aimeraient plus de liberté et d’ouverture. Internet est censuré et YouTube n’existe pas…

 

Suivant la tradition orientale, les commerces se regroupent par spécialités et rues : la rue des vêtements pour bébé, la rue des meubles, la rue des opticiens, la rue des chaussures… et, enfin Valiasr St, la rue des magasins de sport ! Voilà celle que je cherchais ! Les iraniens sont de grands amateurs de montagne et les magasins -où l’on trouve les mêmes marques qu’en Europe- sont très tentants… Mais je me suis promis que je n’achèterai que la bouteille de gaz dont j’ai besoin. Je viens d’atterrir ce matin, je suis à moitié endormi, et je fais un bond quand je regarde le prix : 700 000 rials pour une charge de gaz !!!??? Le vendeur me regarde étonné le temps que je me rende compte que cela ne fait que 3 ou 4 euros. Du calme…

 

On se sent millionnaire dans ce pays où la monnaie -le rial- ne vaut rien et où tout coûte des millions… À la banque, une dame très élégante derrière le comptoir m’a conseillé de ne pas changer chez eux mais d’aller au « black market ». Elle avait raison : le change se multiplie presque par quatre ! Et la vie n’est pas chère du tout pour nous, les occidentaux. Attention les voyageurs : les cartes internationales ne fonctionnent pas dans le pays (merci les américains !) et il faut prévoir du cash pour tout le voyage. Pas de problème avec les euros.

 

Vers la montagne

Au bout de trois jours de flânerie dans cette ville où il y a tant des choses à voir et à vivre, je pars vers « ma » montagne. La très gentille réceptionniste de l’hôtel me négocie un beau taxi pour moi tout seul pour la somme d’un million de rials ! Il me dépose au village de Polour, au pied du Damavand, à 80 Km de Téhéran. A l’entrée du village, la sculpture dorée d’un montagnard aux vêtements style années 1980 pointe du doigt la montagne tel Paccard le Mont Blanc à Chamonix, mais en moins dramatique.

Je suis accueilli par deux jeunes d’origine afghane (qui ne gagneront jamais le prix au concours du travailleur de l’année) au refuge de la « Damavand Federation » où j’achète le permis d’ascension à la montagne -une espèce de grande carte postale- pour quarante euros. Je suis émerveillé de voir que presque toute la partie basse de ce grand bâtiment est occupée par une superbe salle d’escalade ample et haute où une vingtaine de jeunes (garçons et filles) s’entraînent avec un niveau énorme : ils effectuent des mouvements et des lancements que je n’ai jamais vu faire ! Il s’agit de l’équipe nationale iranienne d’escalade, vraiment impressionnant. Au début ils n’aiment pas que je fasse des photos de la salle (ils m’ont avoué plus tard qu’au cas où je serais l’observateur d’une équipe rivale) mais quand ils sont convaincus que je ne fais que passer par là, la relation est cordiale et je mange avec eux. Comme sportifs de haut niveau (eux, pas moi) ils ont chacun leur régime particulier… Et moi, je suis content d’avoir pris le réchaud, quelques lyophilisés et cafés en poudre car au refuge ils ne vendent rien de chaud à manger, à part quelques biscuits et cochonneries sucrées. Couscous lyophilisé et vache qui rit, le repas des champions, pour moi.

J’ai un grand dortoir pour moi tout seul jusqu’au moment où arrivent une quinzaine de bruyants montagnards iraniens. L’un d’entre eux, très poliment, me fait signe d’enlever mes chaussures dans le dortoir ; obéissant et respectueux des us et coutumes locaux je le fais. Immédiatement ils commencent à vider leurs sacs à dos et à préparer leur repas dans le dortoir même. Ils mangent par terre sur place laissant tout le plancher de la pièce à coucher plein de miettes, nouilles et autres restes variés de nourriture. Évidemment, us et coutumes ne sont pas les mêmes dans nos civilisations respectives et je descends planter ma tente dehors pour être au calme…

 

L’ascension commence

Le lendemain au lever du jour… je vois pour la première fois le Damavand en entier !!! Une montagne impressionnante à couper le souffle : les premières neiges sont tombées et le soleil la fait briller d’un air resplendissant… Ce volcan aux formes parfaites se détache de plus de 1400 mètres au dessus des montagnes environnantes, ce qui lui donne un air de géant qui domine le paysage.

Le plan du jour : prendre un taxi jusqu’au lieu dit « Gosfan Sara », à 3040m d’altitude et monter à pied au refuge situé à 4140m. Plusieurs taxis attendent à la porte de l’hébergement. En échange de 700 000 rials j’en prends un qui n’est pas 4×4 mais qui compense ce fait par une longue expérience sur des chemins muletiers. Après un parcours mouvementé, nous arrivons (le chauffeur, moi et les restes de la voiture) à Gosfan Sara, en réalité une petite et jolie mosquée fermée, quelques enclos pour les mules et quelques remorques de camion reconvertis en hébergement pour le muletier : Hossein, seigneur incontestable des lieux. Le site, dominé par la montagne, est d’une grande beauté et le temps est parfait. Avant que j’aie eu le temps de descendre du taxi, Hossein est déjà venu me proposer ses services de transport de sacs en mule jusqu’au refuge pour un million de rials. Pour ce prix, pourquoi se casser le dos…?

Je commence l’ascension avec le sac léger dans ce paysage aride, volcanique et rocailleux avec une curieuse petite végétation, sur un bon sentier jamais très raide… Je vais passer de 3000m à plus de 4000m ce qui est déjà une respectable altitude, et je vais suivre ma technique habituelle que je conseille : monter très doucement, à petits pas. Le plus important c’est de ne jamais se fatiguer… Les iraniens qui étaient dans mon dortoir sont arrivés et ont commencé l’ascension au même rythme que moi, très doucement. Parmi eux, il y en a un qui a des problèmes avec l’altitude et ils se reposent souvent. Pour ma part, je continue sans pause. Les montagnes des environs, des chaînes de collines verdoyantes, restent en dessous et un grand lac, le Lar Lake, est visible en fond de vallée. Le temps commence à changer et la belle journée devient nuageuse, grise et froide ; quelques flocons commencent à tomber. Je découvrirai que le temps est très changeant ici. Ma technique fonctionne : à petits pas je suis arrivé en 3 heures et demie au refuge.

 

Le refuge Bargah Sevom, dit le Camp, a déjà un bon paquet d’années d’existence. Il est très sombre et tout est vieux, la salle à manger est glaciale et délabrée et arriver aux latrines, situées à l’extérieur, est toute une expédition. Par respect aux improbables lecteurs je n’en ferai pas la description… Mais les gardiens sont sympas et à la cuisine (seul endroit chaud du bâtiment) une soupe puissante et énergétique mijote tout le temps dans une marmite comme seul repas en vente. Même si la soupe est bonne, il est intéressant d’amener quelques lyophilisés. Ils vendent également du thé et de l’eau minérale, un bon plan car, de ce que j’ai pu voir, je ne veux pas imaginer ce que doivent contenir les rares eaux des environs. L’ambiance dans le refuge est chaleureuse et il est facile de se faire des relations avec les montagnards autour. Il y a du monde de nombreux pays, mais aussi beaucoup d’iraniens. En fait, le groupe qui avait envahi le dortoir au refuge à Polour est arrivé pour manger (ils dorment sous tente un peu plus bas). Ils me reconnaissent et m’invitent à me joindre à eux pendant le repas. Ils m’invitent également à monter avec eux au sommet demain. J’accepte même si l’heure prévue de départ est prévue à 3h du matin. Je ressens l’altitude et mon cœur bat fort quand je prends l’escalier vers le dortoir…

 

Vers le sommet

J’ai bien fait de monter jusqu’ici un duvet très chaud car la température dans le dortoir est négative. Pendant toute la nuit c’est l’ouragan dehors et les sifflements du vent témoignent d’une tempête redoutable à l’extérieur… Je me lève à 2h du matin mais c’est trop tôt et la salle à manger est fermée avec toutes mes affaires pour déjeuner à l’intérieur. Mon seul petit déjeuner sera un coup d’eau très froide après une nuit de 4 heures de sommeil. Elle commence bien mon ascension d’un 5600.

 

Je sors à l’extérieur, la tempête avec de la neige en suspension souffle fort. Je vois mes nouveaux copains approcher à la frontale. Il fait très froid, ils parlent de -20° et nous marchons dans le noir et le vent avec la veste en duvet sur le reste des couches. J’aurais dû prendre des chaussures plus chaudes : j’ai très froid aux pieds, un froid qui ne me quittera pas de toute la journée. Je suis content de voir que le rythme du groupe est très lent, une cadence adaptée pour arriver n’importe où, sans trop se fatiguer et sans aucune acclimatation.

 

Mais au bout d’une heure, l’un des membres du groupe se couche par terre. Les techniques employées pas ses camarades pour le relever sont aussi pittoresques qu’inefficaces et consistent en massages sur le dos à gros coups des poings ou a mettre dans sa bouche de gros morceaux de citron. On se remet en route et au bout d’un quart d’heure c’est la même chose. Et rebelote, puis il faut arrêter toutes les cinq minutes… Je commence à être désespéré : nous nous arrêtons trop souvent et nous n’arriverons nulle part comme ça. Quand le jour se lève le ciel est toujours nuageux mais la tempête s’est calmée. Nous continuons à avancer et arrêter, avancer et arrêter… Le copain tombe de plus en plus fréquemment. Je dis au reste du groupe qu’il souffre du mal d’altitude, et qu’il risque de ne pas pouvoir se relever, qu’il faut qu’il redescende immédiatement… mais personne ne m’écoute. Ils attendent qu’il aille mieux, ils lui appliquent à nouveau la torture des coups et du citron et ils continuent en s’arrêtant de plus en plus souvent. Je suis tenté de continuer tout seul, le terrain est facile, mais comme camarade « adopté » par le groupe que je suis, j’aurais l’impression de commettre une trahison…

 

Malgré tout, la montagne est très belle. Les nuages commencent à se déchirer et nous avons un peu de soleil qui éclaire le volcan. Apparaît un glacier très curieux à notre droite : il est très étroit et très crevassé dû à la pente, dommage qu’il soit un peu recouvert par la neige et qu’on ne puisse pas le voir plus clairement. Puis, à notre droite la célèbre et magnifique cascade de glace, qui reste gelée toute l’année tout le temps, ce qui nous indique que nous sommes à près de 5000 mètres.

 

Le sommet

Quelques passages de neige plus raides et quelques grimpettes sur les roches recouvertes de neige et de glace ajoutent un peu de poivre à l’ascension. Arrivés sur une plate forme, notre copain n’en peut plus et il décide (enfin !) d’arrêter ; avec lui restera la moitié du groupe qui renonce au sommet. Pour les autres et pour moi, c’est le « sauve qui peut », chacun continue à son rythme… Le ciel s’est dégagé, et la journée est restée magnifique. Nous avançons sur des beaux champs de neige, et c’est uniquement à ce moment là, vers midi, que nous pouvons enlever la veste en duvet. Mes pieds, par contre, continuent gelés et presque insensibles.

 

Le Damavand est un volcan avec un peu d’activité et l’itinéraire passe par un endroit où il y a des petites fumerolles qui sortent d’un sol recouvert de beaux cristaux de soufre. L’altitude ne me fait pas souffrir mais la fatigue se fait sentir et l’odeur sulfureuse dans cet air léger n’aide pas beaucoup. On dirait que l’on touche le sommet mais on dirait aussi que nous n’arrivons jamais… Une fumerolle géante avec la puissance de la cheminée d’une usine (il y en a qui racontent que des montagnards sont morts par inhalation, je ne sais pas…) nous indique que le volcan est encore en activité et que nous sommes en train d’arriver. Nous longeons le fil du petit cratère entre des roches drapées de glace et… Le Damavand !!! Enfin le sommet !!! Nous y sommes. Nous nous attendons pour nous regrouper… et nous embrasser.

 

Quand j’étais ado, j’avais lu quelque part qu’au Nord-est de Téhéran existait un sommet à 5610 mètres et depuis ce temps lointain, c’était un rêve pour moi de voyager en Iran et de mettre les pieds dessus. Je suis ému, c’est un moment magique.

 

Une descente accidentée

Maintenant il faut descendre. Nous emprunterons une voie différente sur des champs de neige pas très raides, puis dans un vallon également enneigé sur des pentes moyennes. La descente commence bien et le soleil brille dans le ciel. Dans trois heures nous devrions nous livrer aux plaisirs des soupes du Camp. Je regarde un peu inquiet les nuages qui s’accumulent et aussi comment les iraniens se laissent glisser sur les fesses sur la neige ramollie sur des pentes un peu raides. Une technique que je considère peu sûre et qui peut être dangereuse : la suite me confirmera que oui !

A un moment, l’un de mes camarades se laisse glisser et se dirige vers une pente de petits cailloux pour se freiner. Il y arrive trop vite, il glisse quelques mètres et se met à hurler et pleurer de façon effrayante. J’arrive rapidement. Il perd connaissance de douleur, le visage contre les cailloux et la bouche pleine de terre. Nous avons un problème : nous sommes encore à 5200 mètres d’altitude, il est 16H et de plus, le brouillard arrive, le ciel se couvre et il commence à faire froid.

 

Il reprend connaissance et il se plaint d’une douleur terrible au bas du dos : il a dû se casser ou se fissurer le coccyx. Il y a un moment d’hésitation et ses copains ne savent pas quoi faire : ils sortent même un sac de couchage pour qu’il se repose… Mais à mon avis nous n’avons pas de temps à perdre et nous devons le descendre à tout prix car nous ne pouvons pas passer la nuit ici aux températures glaciales et tempêtes prévues. Une aide extérieure est à exclure : en Iran il n’existe pas de secours en montagne, nous sommes seuls sur ce coup, il faut trouver une solution au plus vite. A force de crier et d’émettre quelques jurons en français et en espagnol (même si les ayatollahs sont loin), je réussis à m’imposer et prendre en main cette situation chaotique. L’un prend le sac à dos du blessé, et entre deux, ses bras sur nos épaules, nous commençons à le descendre avec précaution sur ces pentes de neige sachant que 300 mètres plus bas la neige finira et le terrain sera plus facile. Malgré les hurlements de douleur continus de notre ami, nous sommes impitoyables (quoi que les plus délicats possibles) et petit à petit nous descendons jusqu’aux cailloux. Nous avons mis deux heures pour descendre ces 300 mètres… Nous continuons doucement. La douleur de notre ami devient plus supportable et il arrive même à marcher appuyé sur nous. Nous avançons un peu plus vite.

Je ne ressens pas la fatigue malgré le manque de sommeil, de nourriture (je n’ai rien mangé de la journée, heureusement j’ai quelques réserves personnelles) et de boisson (le peu d’eau qui me restait je l’ai donnée au blessé). Par contre, je trébuche tout le temps à tous les cailloux. Je pense que mon niveau d’endorphines est au maximum et je suis dans un état très lucide. A 20H, 17 heures après le départ, nous arrivons au Camp. L' »au revoir » de mes camarades qui filent dans leurs tentes est émouvant.

Ce soir, je fête cette journée avec plusieurs cappuccinos après les soupes du refuge, un lyophilisé de pâtes carbonara avec beaucoup d’eau et des thés. Je ne me sens pas fatigué (même si je sais que mon corps est épuisé), mais avec un sentiment profond de paix, bonheur et satisfaction. Je me sens le « Roi du Mambo ». Je reste jusqu’à tard dans la glaciale salle à manger du refuge, assis à table en train de relire un exemplaire de «  Ça m’intéresse » que j’ai amené depuis la France, tout seul avec mes cappuccinos solubles que je trouve délicieux. Je sais, ce sont les endorphines. La tempête souffle à nouveau dehors…

Je sais que dans deux jours je fêterai cette journée magique à Téhéran avec une bonne bière iranienne… sans alcool, bien sûr ! Nul n’est parfait !

Plus tard…

Plusieurs mois plus tard, je continue en contact avec mes camarades iraniens (merci WhatsApp) et c’est confirmé par le médecin : c’était le coccyx ! Aie !!!

2 commentaires

Spani

Whoua , quel jolie moment je viens de passer avec toi . Merci pour cette ascension a tes côtés . Merci pour ton écriture de ton vécue avec ton humour . J adore ! A quand la prochaine aventure !! ?

Réponse

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