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ViaRhôna : de Lyon à la Camargue à vélo

Au départ de cette cyclo-randonnée une idée toute simple : aller à la mer à vélo. Un itinéraire clef en main s’est très vite imposé : la ViaRhôna, soit un peu plus de 800 km d’itinéraire cyclable le long du Rhône et qui relie Genève à Port-Saint-Louis du Rhône en Camargue.

 

Cyclo-randonnée sur la Viarhôna

 

Faute de temps, il a été convenu de partir non pas de la maison ou de Genève mais de Lyon. Nous étions également résolus à voyager plutôt légers. Nous avons donc fait le choix de nous charger uniquement du matériel nous rendant autonomes pour ce qui est du bivouac et de s’alléger en prévoyant de se ravitailler quasi quotidiennement. En effet, au fil de ces kilomètres longeant le Rhône dont les rives ont été humanisées de longue date et organisées autour d’un tissu urbain plutôt dense, il est très facile de trouver du ravitaillement.

 

Cyclo-randonnée sur la Viarhôna

 

Au final, rien de véritablement sauvage tout au long de cette itinérance, aucun sentiment d’isolement ou de confrontation avec des espaces « naturels » prestigieux. Ce n’est effectivement pas l’essence de cette vallée. Nous l’envisagions plus comme une pérégrination nous menant à la découverte d’un patrimoine bien plus humain que naturel, à hauteur de nos guidons et à la vitesse de nos tours de pédaliers.

 

Cyclo-randonnée sur la Viarhôna

 

Se sont donc égrainés sur notre parcours une alternance de vignobles et de vergers qui organisent la campagne. Parfois des villes ou villages au riche patrimoine architectural et très souvent un fleuve domestiqué par les besoins de la navigation ou aménagé en vue de produire de l ‘énergie et ce pour le meilleur comme pour le pire…

 

Cyclo-randonnée sur la Viarhôna

 

Ce parcours qui met le cap au sud, est assurément placé sous le signe de la lumière et de la chaleur avec notamment le passage de Valence qui représente une sorte de porte d’entrée vers le Midi. À vélo, cette transition vers la Provence nous est apparue plus lente, plus douce et d’autant plus savoureuse. En pratique, des voies vertes et des voies partagées avec les autres véhicules ont rendu l’ensemble de l’itinéraire assez cyclable. Cela a également permis de se laisser porter sans trop se soucier de l’orientation à prendre. Quelques tronçons nous ont obligés à traverser de gros centres urbains ou à côtoyer des axes routiers majeurs, ce qui n’est pas tout à fait l’idéal recherché par la plupart des cyclistes !

 

Cyclo-randonnée sur la Viarhôna

 

Ajouté au fait qu’il y soit aisé de s’y ravitailler, d’y trouver un hébergement ou de bivouaquer et que l’orientation y soit des plus évidentes, le très faible dénivelé fait de cet itinéraire un parcours presque type pour ceux qui souhaitent s’initier à la cyclo randonnée au plus ou moins long cours. Par ailleurs, le réseau ferré dessert plutôt bien l’ensemble de la vallée du Rhône, ce qui permet d’envisager un retour en train très commode.

 

Cyclo-randonnée sur la Viarhôna

 

Au terme de 7 jours de vélo, d’environ 500 km parcourus et d’une météo très estivale, nous avons atteint la Camargue. En quelques dizaines de kilomètres, on bascule presque sans s’en apercevoir d’un environnement fluvial à un environnement maritime qui nous fait buter sur le littoral avec en l’espèce, la plage Napoléon au sud de Port-Saint-Louis du Rhône. Un terminus coincé entre le parc naturel régional de Camargue et le complexe pétrolier de Fos-sur-Mer. Étonnant télescopage qui entérine définitivement le caractère de cet itinéraire : un cheminement où s’imbriquent étroitement des espaces plus ou moins naturels et des empreintes pas toujours intégrées mais souvent prégnantes de nombreuses activités humaines.

En guise d’épilogue passablement pathétique : à Lyon sur le chemin du retour, nos deux vélos ont été volés…

 

Cyclo-randonnée sur la Viarhôna

étapes de notre cyclo-randonnée sur la ViaRhôna

1er jour : de Saint-Genis Laval à Saint-Vallier (95 km)
Étape qui se déroule dans un environnement essentiellement urbain. Le réseau routier y est assez dense et dans l’ensemble, le patrimoine bâti est anonyme, sans réel relief. Globalement, la campagne y est un peu morne et fade. Bref, une entrée en matière qui demande un peu de persévérance et qui aiguise notre curiosité pour la suite ! On laisse sans regret et en l’oubliant assez vite cette première étape dernière nous.

2ème jour : de Saint-Vallier à Bourg-Saint-Andéol (95 km)
Sur ce deuxième tronçon, le paysage y est plus bucolique. Les rives du Rhône, plus champêtres et plus accueillantes se prêtent mieux à notre activité. Villages et bourgs de caractère, châteaux, réserves naturelles, espaces naturels sensibles renforcent l’attrait de l’itinéraire alors qu’une pause en terrasse à Valence s’impose pour mieux savourer notre entrée en Provence.

3ème jour : Aller et retour de Bourg-Saint-Andéol à la caverne du Pont d’Arc (réplique de la grotte Chauvet) (50 km)
Nous avons profité de faire étape à Bourg-Saint-Andéol, petite ville longtemps tournée vers l’activité fluviale et au fort accent patrimonial pour nous rendre à la caverne du Pont D’arc. Déroger à l’itinéraire principal le long du Rhône pour admirer cette réplique de la grotte Chauvet, semblait un minimum. Une réelle réussite !

4ème jour : de Bourg-Saint-Andéol à Tarascon (97 km)
L’itinéraire chemine à travers vergers et exploitations maraichères qui puisent leur irrigation dans le Rhône. L’activité industrielle marque aussi le territoire de son empreinte avec par exemple les cimenteries et la centrale nucléaire de Cruas. Un patrimoine qui n’est pas forcément captivant mais suffisamment notable pour retenir l’attention. Une visite dans les rues typées et préservées de Tarascon ou de Beaucaire nous réconcilie avec une image plus pittoresque des rives du Rhône.

5ème jour : de Tarascon à Port-Saint-Louis-du-Rhône (plage Napoléon) (90 km)
Flâner quelques heures dans Arles permet de peaufiner encore un peu plus un voyage qui se ferait aussi dans le temps avec des vestiges aussi nombreux que bien préservés. Puis peu à peu c’est la Camargue, avec un itinéraire qui mène aux plages de la méditerranée en longeant des étangs, des rizières et des salines, sillonnée de canaux.

6ème jour : Pérégrination autour de Port-Saint-Louis-du-Rhône (25 km)
Petite ville assoupie et sans charme, Port-Saint-Louis-du-Rhône sans être désagréable n’offre que peu d’attrait et ne justifie pas que l’on s’y attarde. Son principal intérêt est la plage Napoléon située à 7 kilomètres au sud de la ville et qui met un terme à la ViaRhôna.

7ème jour : de Port-Saint-Louis-du-Rhône à Arles (40 km) / Gare de Lyon Part Dieu à Saint Genis Laval (15 km)
La gare la plus proche de Port-Saint-Louis-du-Rhône est à Arles. On peut, contrairement à ce que l’on a fait, se dispenser de retourner à Arles en vélo en prenant un bus. Rallier Lyon depuis Arles se fait en 2h30 et sans changement par un TER qui accepte le transport de vélos.

 

Cyclo-randonnée sur la Viarhôna

Aspect pratique pour préparer votre Viarhôna

Le site de la ViaRhôna dispense une série d ‘informations assez précises et suffisamment fournies pour préparer en amont son projet de cyclo-randonnée. On peut y trouver des descriptifs succincts des différents tronçons, on peut aussi y télécharger les traces gpx de l’itinéraire ou y localiser les hébergements, les vélocistes, les gares etc.

À noter que le parcours est en voie de finalisation au sud de Pont-Saint-Esprit. Il n’est donc pas pourvu de balisage et n’est pas couvert par le traçage gpx.

En pratique, l’absence de réelle difficulté sur le terrain (liée au dénivelé ou à la qualité des revêtements) alliée à la densité des infrastructures de toutes sortes, peuvent laisser une grande part à l’improvisation ou au changement de dernière minute. Trouver du ravitaillement, un hébergement ou organiser une liaison en train peuvent se faire sans réelle planification.

6 commentaires

sassoulas Muriel

Le long de la via rhona, vers Montélimar, il y a une base de loisir à moins de 500m avec baignade surveillée, toilette, eau,jeux pour enfants et ombrage mais…. Montélimar n’est pas pro vélo, et les vélos passent sans s’arrêter, sans manger du nougat….car sortir de la via rhona et aller à Montélimar par la route du Teil (N102, arrivée direct au centre ville) ou par la passerelle de la chapelle Daurelle (MTL sud) est potentiellement dangereux…

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caleyron

Salut Stef!
Et merci de ce petit descriptif!
Je fait pas mal de vélo depuis plusieurs années mais je n’ai jamais essayé la rando! Je compte donc m’y mettre cet été en prenant…. la via rhôna… au départ de Lyon direction la Camargue!
C’est donc pour cela que je laisse ce petit commentaire!
Ayant préparer ma fiche de route mais n’étant pas sur de bien la respectée, il est difficile de prévoir de quoi loger le soir! Je me demandais si-il était possible de planter sa tente sans avoir réservé de camping pour la nuit?
merci d’avance et bonne route!
Thibault.

PS: pour les intéressé vous trouverez un tracé gpx sur ce site :
http://www.biroto.eu/en/cycle-route/france/via-rhona-v60/rt00001075

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