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Mon odyssée à travers les Pyrénées

C’est comme si le temps s’était figé. Peu de nouvelle du monde extérieur, peu de réseau et encore moins d’internet, je parcours les sentiers sinueux en solitaire à l’aide de mon bâton de noisetier.



Je suis Axel Deambrosis, passionné d’aventure et de survie, j’ai décidé de me lancer dans un périple dont je me souviendrai toute ma vie : la grande traversée des Pyrénées. Souhaitant améliorer mes compétences en matière de survie dans la nature, je me suis imposé deux contraintes. La première est de partir sans tente ! C’est à dire je dois me débrouiller seul et sans argent pour trouver un lieu où dormir. Quant à la deuxième contrainte, c’est sans doute celle pour laquelle j’ai dû le plus me préparer : utiliser les plantes sauvages comestibles comme complément alimentaire !

Le départ c’est fait cet été de Banyuls-sur-Mer, mes jambes se lancèrent automatiquement à travers les sentiers qui en théorie devraient me guider jusqu’à l’océan. Mes jambes bien que sportives n’étaient pas prêtes à ce qu’elles allaient devoir endurer.

Mon terrain de jeux a été partagé entre vallons, sommets et lignes de crêtes. Je progressais rapidement sur ces terrains rocailleux avec des paysages à couper le souffle, parfois culminant jusqu’à 2900m.

Je marchais en moyenne 25km par jour.

Par chance j’ai eu principalement que du beau temps, mais souvent du vent parfois violent, un soleil brûlant et des nuits froides. Ce sont surtout les nuits qui m’ont posé le plus de soucis avec mon sac de couchage confort 10 degrés… En cas de pluie, j’étais équipé de mon fidèle poncho la journée mais le soir je devais absolument trouver les fameuses cabanes de berger dissimulées un peu partout dans la montagne. Certaine en pierres, d’autre en bois, elles avaient toutes une âme qui les rendaient différentes. Certaines étaient en piteux état, d’autres toutes rénovées, je les appelais les Palaces.





Le problème dans les randonnées en haute montagne c’est le ravitaillement. Plusieurs fois j’ai dû me rationner par manque d’anticipation.

Les épiceries étaient devenues pour moi un endroit magique, dans lequel j’avais accès à plein de goûts et saveurs différentes. C’est incroyable comment la valeur et la notion de certaines choses peuvent changer quand elles deviennent indispensables.

Au milieu de mon parcours, il m’est arrivé un souci auquel je n’aurais jamais cru faire face…

Après avoir passé les trois derniers jours sous la pluie, les chaussures mouillées, je les ai mis un soir au coin du feu. Étant moi-même exténué de cette journée de 30km de marche, je me suis directement endormi, laissant mes chaussures un petit peu trop près du feu…. Au réveil j’ai constaté avec effroi que le caoutchouc et la colle avaient complètement fondu et les parties en tissus étaient carbonisées. L’outil principal du randonneur détruit ! J’ai alors pris la triste décision de les abandonner dans la cabane où j’avais passé la nuit. Maintenant pied nu, il me fallait parcourir 28km pour gagner la ville la plus proche et me racheter une nouvelle paire.

Après coup c’est un fait qui me fait beaucoup rire car je me revois sautillant entre les bouses de vache, ou me tordre de douleur après avoir marché sur un chardon.

En espérant que ce petit récit était agréable, je t’invite à venir découvrir sur mon Instagram cette aventure en image et en vidéo.

Au plaisir et n’oublie pas, la vie elle-même est une longue aventure alors prends ton sac à dos est va découvrir le monde !


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