C'est vous qui le dites ! Islande Vidéos

L’Islande à vélo, on en a longtemps rêvé…

Un projet, un rêve

L’Islande à vélo, on en a longtemps rêvé… 5 ans qu’on y pense et 6 mois qu’on y travaille : choix de l’itinéraire, des endroits à découvrir, du matériel à emporter (vélos, bagages, vêtements,  alimentation…). Le genre de destination qui a un côté inclassable, insolite où l’on se dépasse physiquement et mentalement. Un projet qui me semble toujours lointain mais qu’on réalise finalement en cette fin de mois d’août 2017.

Jeanne

 

Xavier

Plan de route

L’objectif est de faire le tour de l’île dans le sens horaire en 18 jours : 14 jours de vélo et 4 jours « off » pour crapahuter sur les plus beaux points de vues et aussi offrir aux vélos et à nous-mêmes des moments de repos. L’itinéraire est une une boucle de 1 500 km environ au départ de la capitale Reykjavik (plus d’un tiers des habitants en Islande y vivent !).

Une boucle au départ de Reykjavik, la capitale

 

On récupère la mythique piste F35 pour rejoindre le nord de l’île et suivre ensuite principalement la route 1 (qui fait le tour du pays) jusqu’à la fin du voyage en passant par les Fjords de l’Est et en revenant par le sud. Un grand nombre de cyclotouristes prennent cette option en raison de la variété des routes et des paysages.

 

 

Un voyage qui se prépare

C’est un voyage qui nécessite un minimum de préparation si on ne veut pas gâcher ses vacances au premier coup de pédales. J’ai même personnellement préparé en amont un petit carnet de route avec tout notre programme bien précis, jour après jour : ce que l’on doit voir, où on peut manger, le nombre de kilomètres à parcourir, le dénivelé positif et négatif de chaque étape, les possibilités de prendre un bus en cas de problème…

 

Aussi, le parcours a été particulièrement étudié afin de ne pas se retrouver bloqués sur des routes impraticables avec par exemple des passages à gué impossibles à passer. Je peaufine donc jusqu’au bout des traces GPS qui me vaudront de longues soirées de travail.

Le petit carnet de route indispensable

 

Ensuite, le voyage avec un vélo dans l’avion peut paraître sport mais si on est bien organisé, tout se passe bien. Nous avons récupéré des cartons à vélos dans un magasin dédié, démonté tiges de selle, pédales, guidons et disques, et bien scotché le tout. Au départ, comme à l’arrivée, pas de problèmes à signaler. Comme nous faisons une boucle, le carton sera gardé (moyennant finances : rien n’est gratuit en Islande !) dans le camping de Reykjavik. Nos sacoches sont quant à elles tout simplement unifiées grâce à du papier cellophane (1 rouleau par duo de sacoches) : très efficace.

Voyage des vélos dans des cartons

Paysages

Vous vous imaginez bien que c’est le paradis pour les amoureux de la nature et les cyclistes. Dès la sortie de la capitale (environ 1/3 de la population islandaise), le décor est planté avec de grandes étendues sauvages, des formations montagneuses démesurées et des moutons comme  compagnons tout au long de la route (c’est prouvé, ils sont toujours par 3 !).

Nos fidèles camarades de route

 

Les déclinaisons de couleurs sont infinies, du gris pour les montagnes, du marron pour les routes, du vert pour la mousse, du rouge pour la roche volcanique, du noir pour les coulées de lave, du bleu pour la glace…

Des décors sortis tout droit d’un film fantastique

 

Les décors changent constamment et on en prend plein les yeux. On serpente entre des cascades, de gigantesques glaciers, des canyons vertigineux, des lieux où tout fume, vibre, explose, bouillonne. Je compare les lieux à des décors de cinéma tellement les lieux semblent bourrés de trucages et effets spéciaux. Certes on y respire parfois une odeur pas très agréable de soufre, semblable à de l’oeuf pourri, mais quel spectacle ! Les jours se suivent mais ne se ressemblent jamais.

Des couleurs et des textures

Difficultés

On peut penser que la principale difficulté en Islande est la météo et c’est bien vrai ! Dame nature n’est pas toujours très conciliante avec nous. Il faut avoir en tête de rouler une journée entière contre le vent. Le compteur dépasse alors rarement les 15 km/h…

Halte bienvenue à l’abri du vent

 

Concernant l’humidité, en ce qui nous concerne, nous sommes chanceux et n’avons jamais roulé sous la pluie toute une journée. Trois jours au total seront moyens mais toujours avec « le » quart d’heure de soleil qui fait du bien au moral. On s’amuse d’ailleurs à dire qu’on vit les quatre saisons dans une seule et même journée. De plus quelle que soit la météo, la lumière du ciel en Islande a quelque chose de magique.

Brume mystique

Anecdotes

  • Que raconter ? Des problèmes techniques ? Oui mais très peu. Une patte de dérailleur cassée ? Pas de problème, après une mauvaise expérience sur une certaine traversée des Vosges, on en a toujours une en stock au fond de la sacoche. Une chaussure bloquée dans une cale ? Pas de soucis, on a la chance d’avoir la patience de Xavier pour se dépêtrer de cette affaire.
  • Avons-nous vu des aurores boréales ? Oui… lors d’une nuit miraculeuse mais glaciale au bord du lac Myvatn. Mission que l’on peut croire impossible au mois d’août mais elles étaient bien là au dessus de nos têtes, et quel souvenir ! Tout les campeurs poussaient des acclamations à chaque apparition, moment inoubliable !
  • Nous sommes-nous relaxés dans les bains chauds ? Nous avons choisi les bains situés au nord de l’île près de Myvatn encore une fois. Beaucoup moins chers et moins fréquentés que le Blue Lagoon et situés dans un cadre exceptionnel. L’eau avoisine les 40° et la sensation de bien être est immédiate.
  • Avons-nous fait de belles rencontres ? Au beau milieu de la piste F35, dans un refuge, alors que dehors, les éléments se déchaînent, nous rencontrons un sympathique couple de cyclistes toulousains qui se préparent à un grand tour du monde. On refait d’ailleurs le monde autour d’une tisane bien chaude et d’un Génépi. Selon eux, si les vélos tiennent le coup sur les routes islandaises, ils tiendront le coup partout ailleurs ! Chouette matinée avec des personnes qui partagent la même vision du voyage que nous.

 

Baignade revigorante

Astuces pour les futurs voyageurs

  • Il est primordial d’emmener avec soi une bonne monture, et qui plus est, préalablement bien testée. Pas nécessairement le haut de gamme mais un vélo capable de rouler à la fois sur la route bitumée et les pistes (mélange de terre, de sable et de cailloux avec un revêtement en forme de tôles particulièrement éprouvantes pour les guiboles). Des panneaux « Gravel Road » invitent d’ailleurs les automobilistes en voiture classique à rebrousser chemin. Privilégier donc un vélo costaud en acier, sans fourche et avec des freins à disques mécaniques. Les freins à patins seront insuffisants et ceux hydrauliques seront trop complexes à réparer en cas de pépin. En bref, une bestiole simple à réparer et assez robuste pour supporter le poids des bagages avoisinant les 30 kg avec les gourdes.
  • Surtout bien se couvrir. Les nuits en Islande, même au mois d’août peuvent parfois être très froides (nous avons eu la surprise un matin de découvrir du gel sur la tente). Ne pas hésiter donc à prendre des vêtements bien chauds pour le soir (penser au bonnet et aux grosses chaussettes pour la nuit : pas très romantique si on est avec son amoureux mais primordial). La journée, un maillot manches longues, de bons gants et une « vraie » veste imperméable suffisent largement.
  • Ne pas lésiner sur la petite quincaillerie, la ficelle et les tendeurs pour parer à toute casse. On a vite fait de se trouver vraiment dans l’embarras en plein milieu du « No Man’s Land » islandais. Sur la F35, il nous est arrivé de ne pas croiser de véhicules pendant un certain temps.
  • Concernant les bagages, nous avons fait le choix de porter tout le poids à l’arrière avec un grand sac attaché sur les sacoches. Certes, on tracte tout le poids à l’arrière mais je trouve que l’on y gagne en maniabilité. Tous les cyclotouristes croisés équilibrent plutôt le poids des sacoches avec deux petites à l’avant et deux plus grandes à l’arrière.
  • Pour la météo, on invite à installer l’application « Vedur » qui s’est révélée vraiment efficace et particulièrement précise. Aucune erreur à signaler et surtout, tout plein d’informations comme la température bien sûr mais aussi le sens du vent, sa force, le nombre de millimètres de précipitations attendues heure par heure… Grâce à elle on a parfois réadapté nos plans.
  • Pour finir, penser à prendre quelques repas lyophilisés. Selon vos choix de parcours et votre vitesse pour avaler les kilomètres, il se peut que vous ne croisiez aucun point de ravitaillement pendant plusieurs jours. Je conseille de noter dans le petit carnet de route toutes les possibilités en terme de restaurants, supermarchés et stations essences. On ne plaisante pas avec la nourriture ! Cycliste repu, cycliste heureux 🙂

Chargement des vélos

Foncer, ralentir, vibrer, sentir, goûter, rêver…

L’Islande peut parfois vous faire sortir de votre zone de confort mais quelle aventure ! Profiter des petits bonheurs simples de la vie et vivre une vie de baroudeurs tout simplement.

Un plaisir de trop courte durée…

La route numéro 1

4 commentaires

Marcodini Jules

Mes p’tits loups, on se voit pas souvent mais vous continuez à me faire rêver. Je vous envoi un palette de bisous.

Réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *