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A vélo au pays des Mapuches au Chili et en Argentine

Un coup de tête, et je décide de rejoindre un groupe d’amis (4 adultes et 2 enfants) qui ont décidé de parcourir l’Amérique du sud.

 

 

Ma destination sera donc le Chili et l’Argentine pour quatre semaines.

Je commence les préparatifs, la répartition des bagages et la préparation du vélo pour embarquer vers Santiago du Chili, puis Puerto Montt et la région des lacs.

Partir avec un vélo en avion reste quand même une vraie galère.

Me voilà à 1000 kms au sud de la capitale, c’est le moment de déballer le vélo, accrocher les bagages et c’est parti, 15 kg de vélo, 22 kg de bagages et 85 kg de ma personne… soit 122 kg à traîner.

 

 

Je ne sais pas trop ce qui m’attend, entre les montagnes et routes de cailloux (ripios)…

Les campings Chiliens et Argentins sont un vrai plaisir, beaucoup d’espace, de verdure et toujours un barbecue à portée de main, même si les commodités restent parfois très sommaires.

 

 

 

 

Tout au long de notre circuit, il a été facile de se restaurer, des petites tavernes accueillantes étaient présentes dans les villages.

 

 

Les passages montagneux entre le Chili et l’Argentine sont très difficiles, mais le pire reste quand même les routes en ripios, on a vraiment l’impression de faire du sur place, comme si on voulait rouler sur la plage dans le sable.

 

 

Bon, je vais maintenant éviter de faire des erreurs de débutant en évitant de monter ma tente dans une petite pente bien propre… j’ai compris après pourquoi c’était propre, en peine nuit je flottais sur mon matelas… Eh oui ! C’était le chemin de ruissellement, un mini torrent quoi ! Et quand le soleil revient, je n’ai pas d’autre choix que de faire sécher les bagages.

 

 

Ce petit périple de plus de 800 kms en Amérique du sud, malgré la pluie,  le vent,  le froid, nous a enchanté par des paysages merveilleux, des volcans enneigés, des lacs à l’eau limpide.

 

 

 

30 jours à Vélo au pays des Mapuches au Chili et en Argentine depuis Paris avec mon vélo sous le bras, ou plutôt sur les bras, en effet partir avec son vélo en avion relève d’un vrai défi, il faut se battre avec les compagnies aériennes sans parler des changements d’aéroport…

  • Jour 1 : Arrivée à Santiago du Chili, puis transfert à l’aéroport domestique pour Puerto Montt où il faut déballer le vélo du carton, le remonter et le mettre en route, puis petit pédalage jusqu’à Puerto Varas à une vingtaine de Kms au bord du lac Llanquihue, où l’équipe m’attend… cà comme bien, il pleut !
  • Jour 2 : première véritable étape, il pleut, nous avons le vent de face et il fait froid… les premiers problèmes commencent, une bosse et le porte bagage avant casse l’attache sur la fourche avant… pour réparer, nous n’avions que du scotch et la réparation a tenue jusqu’au bout… la première nuit au camping a été réparatrice.
  • Jours 3 à 6 : le réveil matinal nous a offert une superbe vue sur le volcan Orsono enneigé, puis départ en direction de la Cordillère des Andes, le temps n’est pas au mieux.
  • Jour 7 : après une nuit complètement folle, l’eau est entrée dans la tente mouillant tout sur son passage. Heureusement le soleil montrait quelques rayons et j’ai dû faire sécher tout le matériel avant de repartir. Mais comme nous étions près des sources d’eau chaudes, nous avons décidé de rester une nuit de plus au camping et de profiter de la baignade dans les bouillons de culture (eau à 38°).
  • Jour 8 : C’est parti pour le passage de la frontière vers l’Argentine, après une montée difficile, on finit par arriver à 19h32 à la frontière Chilienne… et là… la rigueur des fonctionnaires Chiliens nous empêche de passer, en effet entre la frontière Chilienne et l’Argentine, il y a un no man’s land de plusieurs kms, où il est interdit de camper. Donc aux abords de la frontière, nous nous réfugions dans une cabane où une cheminée  nous a permis de passer une nuit chaude et sèche.
  • Jour 9 : A la première heure, formalités douanières rapides, et c’est parti pour l’Argentine à Villa la Angostura, et ce côté de la cordillère nous a réservé un temps superbe que nous avons gardé jusqu’au bout du voyage.
  • Jour 10 : Route vers Pitchi Traful, il fait un temps de rêve, qui nous fait oublier les montées vers les lacs offrant des vues splendides. Après une grosse fatigue, nous arrivons au camping au bord du lac Traful avec une belle plage… certains se baignent, et moi ce sera seulement les pieds… elle est trop froide! Il est temps de prendre une bonne douche avant que qu’il n’y ait plus de lumière (pas d’électricité dans le camping qui est très sommaire). Mais pour prendre la douche, il faut attendre que l’eau chauffe. Derrière les douches, il y a un poêle à bois alimenté par un bucheron qui coupe le bois au fur et à mesure. La soirée se termine autour d’un feu de camp.
  • Jours 11 et 12 : C’est reparti pour San Martin de Los Andes, là encore des vues à couper le souffle, d’ailleurs pas que par les montées … Une bonne surprise nous attend, une descente de 15 kms vers la ville. Et comme nous sommes au pays de la viande bovine, nous avons décidé de nous offrir une ‘Parilla’ arrosée un très bon vin Argentin.
  • Jour 13 : Départ pour Hua Hum, en direction du Chili. La route est difficile, ce n’est que du ripios, c’est comme rouler dans une allée de graviers et les descentes sont plus dures que les montées. En freinant je suis tombé sur un co-équipier, plus de peur que de mal. Mais une fois arrivés au camping (très rudimentaire), il nous faut resserrer tous les boulons du fait des vibrations de la route.
  • Jour 14 : Nous devons repasser la frontière Argentine, puis la Chilienne pour prendre un ferry à Pirihueico qui doit nous conduire à Puerto Fuy. Si le passage du poste Argentin est une formalité, coté Chilien, c’est compliqué. Il faut manger ou jeter tous les fruits et la nourriture, ensuite il faut enlever tous les sacs des vélos, les passer aux rayons et les ouvrir complètement… il en est de même pour les papiers… bref presque 2 heures, et il est écrit partout que nous n’avons le droit d’engueuler le personnel sous peine de poursuites, et pourtant…. Bon on finit quand même par prendre le ferry, et après quelques kms, nous nous arrêtons dans le superbe camping vallonné de Huilo Huilo, là on pouvait ronfler tranquillement, les tentes étaient espacées de plusieurs dizaines de mètres.
  • Jours 14 et 15 : Réveil bucolique, les vaches et taureaux étaient autour des tentes. Le cadre est magnifique, alors nous décidons d’y rester 2 jours. La nuit était pluvieuse, mais cette fois elle était étanche car bien placée.
  • Jours 16 et 17 : La route nous amène à Coihueco à coté de Nitre au bord du lac Panguipulli. Une partie du groupe décide d’installer les tentes près de la plage, et avec un collègue nous louons une cabane avec terrasse avec une vue imprenable sur le lac. Du coup c’était plus agréable pour tout le monde pour se laver, manger et se reposer au chaud. Le lendemain, j’en profite pour faire la classe aux deux filles (7 et 8 ans) qui étaient du voyage. En fin de matinée le propriétaire des cabanes nous propose de nous emmener en pick up à la ville la plus proche Panguipulli, à une vingtaine de Kms. Il est temps de manger, nous entrons dans une taverne ‘Mapuche‘, un vrai folklore… que des hommes très sympas, mais très bourrés, la bière coulait à flot, mais à gros flots, c’était un très bon moment et la cuisine indienne est très bonne.
  • Jour 18 : Et c’est reparti pour Conaripe, encore du ripios, puis de l’asphalte avec pratiquement que des côtes, je m’arrête souvent pour souffler un peu. Je rencontre un collègue étalé dans l’herbe… je lui demande ce qu’il fait… la fatigue aidant, il me dit « laisse-moi mourir ici. » Je suis resté un moment avec lui et nous sommes repartis. Après le montage des tentes, nous sommes partis sur les bords du lacs, la ville était animée de chanteurs et de musiciens, et nous avons profité d’un concert de flûte de pan fabuleux.
  • Jour 19 : Route relativement plate vers Villarica, à midi nous nous arrêtons à Lincanray et on essaye la spécialité locale la « Chorrillana », mets de la gastronomie Chilienne, qui consiste en un plat de frites sur lequel on ajoute différents types de viandes, des œufs au plat, des oignons frits et un peu de sauce. Tout le monde pioche dedans. Pour repartir c’était un peu plus difficile. D’autant que la route était très encombrée, les voitures et les camions nous rasaient de près!
  • Jours 20 et 22 : On arrive à Pucon, la superbe station balnéaire au pied du volcan Villarica. J’en profite pour faire réparer le pédalier de mon vélo, j’ai dû trop appuyer sur les pédales, on a trouvé une petite boutique tenue par un Français. Nous profitons de cette belle ville. Un soir avec un collègue, nous décidons d’aller dans un petit restaurant local pour goûter la fameuse ‘Cazuela’, une soupe Chilienne où trône une pomme de terre, un épi de maïs, une cuisse de poulet, un morceau de potiron, du riz et le tout baignant dans un bouillon un peu trouble comme une eau de vaisselle un peu sale! Mais c’était bon.
  • Jour 23 : La journée est consacrée aux thermes de Trancura situés à 25 kms de Pucon. Les thermes forment un ensemble d’une dizaine de piscines aux températures différentes de 38° à 42°, et là c’est chaud. Des piscines, nous avions une vue extraordinaire sur le volcan Villarica. Nous trouvons une cabane à louer pour la nuit.

Le soir nous cherchions un restaurant ‘Mapuche’ réputé situé à une dizaine de kms, on décide de nous y rendre… en arrivant, mauvaise surprise… le restaurant est fermé. Donc pas d’autre choix que de continuer encore une bonne dizaine de kms vers Curarrehue, dernière ville avant la frontière Argentine. Nous trouvons un petit restaurant avec une ambiance musicale… on se laisse embarqué dans la nuit… et il fallait refaire la vingtaine de kms dans le noir pour rejoindre notre logement.

Pour continuer notre voyage, nous avons pris un bus de nuit, qui nous a conduit à la Capitale Santiago du Chili (jours 24 à 28)  à 1000 kms au nord, puis nous avons poursuivi vers la ville aux mille couleurs, Valparaiso (jours 29 à 32).

Quel souvenir !

Il était temps de laisser nos amis continuer leur chemin vers le Pérou et reprendre l’avion pour Paris.

 

 

Le budget de ce voyage aura été de 3600 euros (Avions – 50% du budget, Bus, Campings, Cabanes, Hôtels, Repas, et souvenirs..)

 

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